Au conseil régional, l’opposition reste mobilisée

Même confinés dans l’opposition, les élus de droite et du centre du conseil régional ont toujours des propositions. Ils étaient réunis, hier, à Rennes, pour leur rentrée politique.

D’abord le développement économique

Les derniers chiffres du chômage le prouvent. La crise résonne, en Bretagne comme ailleurs. Bernadette Malgorn, la présidente du groupe des élus de droite et du centre, ne prétend pas, bien sûr, posséder les recettes magiques pour y faire face. Mais elle estime que le conseil régional dispose quand même d’une marge de manœuvre pour renforcer l’agroalimentaire. « Il n’y a pas d’agroalimentaire sans une agriculture productive », insiste Bernadette Malgorn qui plaide pour une autre politique agricole de la part de la Région.

Il faudrait, dit-elle, concentrer les moyens sur des objectifs précis, par exemple la modernisation des bâtiments d’élevage. Les choix de la majorité socialiste ? « On y trouve tout et rien ». Sur l’autre front majeur, PSA et la crise de l’automobile, le Rennais Bruno Chavanat réclame que l’on étudie à nouveau l’assemblage en Bretagne des voitures électriques de l’industriel breton Vincent Bolloré.

La grande vitesse pour toute la Bretagne

Si la construction de la ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes est désormais acquise, pour une mise en service au printemps 2017, il faudra construire de nouveaux tronçons pour la grande vitesse, au-delà de Rennes vers Brest et Quimper, pour mettre la pointe bretonne au moins à trois heures de Paris. Ce sera dans les années 2020…

« Malheureusement, nos craintes sont confirmées, et rien n’est plus assuré sur Rennes-Brest et Rennes-Quimper », déplore encore Bernadette Malgorn. Et en matière de grands travaux, elle trouve une bonne occasion de tacler les socialistes au sujet de la RN164, la route du Centre-Bretagne, qui attend depuis des dizaines d’années sa mise à deux fois deux voies : « Avant, le retard  dans les travaux, c’était la faute du méchant gouvernement de droite. Maintenant, le gentil gouvernement de gauche est aux commandes et tout devrait donc aller comme sur des roulettes ».

Et le nouveau président ?

Pierrick Massiot, l’ancien vice-président en charge des finances, est désormais le président du conseil régional. Jean-Yves Le Drian, son prédécesseur, a laissé la place depuis qu’il est ministre de la Défense, mais reste conseiller régional de base et sera, de toute façon, candidat aux prochaines régionales, lorsqu’il ne sera plus ministre. Sans compter que Jean-Yves Le Drian reste très présent sur ses terres bretonnes. Dans l’opposition, on regarde cette situation politique inédite avec, au moins, un sourire amusé. Bernadette Malgorn s’offre même un petit plaisir en comparant la situation de Pierrick Massiot à celle d’un « régent ».

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