La rentrée mouvementée du Conseil régional

La rentrée mouvementée du Conseil régional

 

C’est avec une majorité hétéroclite et affaiblie que le tout nouveau Président de la Région Bretagne s’est présenté à la dernière session du Conseil régional.

Des décisions du Gouvernement qui affaiblissent les collectivités et la Bretagne

Les dernières décisions du Gouvernement n’ont non plus pas facilité l’exercice. Conscient de leurs effets néfastes, Loïc Chesnais-Girard a été à contre-cœur dans l’obligation de dénoncer la baisse de 28 millions d’euros de crédits pour les entreprises bretonnes. S’ajoute la fin des contrats aidés et comme l’a précisé Marc Le Fur, au-delà de l’enseignement, nul doute que le monde de la culture et du sport seront également impactés par cette décision.

S’ajoute la hausse décidée du gasoil de 7 centimes par litre qui va réduire encore plus le pouvoir d’achat des Bretons. Cela va à l’encontre du mode de vie développé en Bretagne, où l’habitat individuel réparti sur l’ensemble du territoire prime sur une concentration urbaine.La Bretagne, doit aussi s’inquiéter des orientations prises sur le logement. Si la baisse des APL réduira inéluctablement la capacité des offices HLM à investir, il faut tout autant dénoncer la réduction du prêt à taux zéro qui permettait jusqu’à présent l’accession à la propriété. Les Bretonnes et les Bretons y aspirent et nous sommes donc inquiets de cette mesure qui va creuser une fois de plus l’écart des aides publiques entre les métropoles et le reste de la Bretagne.

Inquiétude aussi concernant l’agriculture suite à la baisse des primes PAC de l’ordre de 300 millions d’euros. Concrètement, une exploitation laitière moyenne perdra ainsi jusqu’à 2 500 euros !

Une Région au point-mort

A chaque session nous avons l’amer regret de constater qu’il n’y a toujours aucune politique sur la santé et les déserts médicaux.  De même, le déploiement du Très Haut Débit en Bretagne prend encore du retard. Alors que le Secrétaire d’Etat Denormandie parle d’un objectif de 30Mbs pour 2022 et d’un territoire couvert en Très Haut Débit d’ici 2025, la Région Bretagne campe sur sa programmation pour 2030. Les comparaisons avec d’autres régions sont particulièrement accablantes, ainsi dans les régions où le déploiement y est le plus rapide, il coûte moins cher. A titre d’exemple, le prix d’une prise a été budgété 2000€ contre 650€ en Hauts-de-France. Ainsi, lorsque les EPCI bretons doivent financer chaque prise à hauteur de 445€, les EPCI des Hauts-de-France ne contribuent qu’à hauteur de 15€.

Lors du vote du budget nous avions également dénoncé la baisse des crédits à l’apprentissage. Nous découvrons que nous sommes l’avant-dernière région en nombre d’apprentis sur la classe d’âge 16-25 ans. Le Président vient de rendre un hommage à son opposition en s’alignant sur notre proposition de maintenir ces crédits. Soyons vigilants quand on sait que l’apprentissage permet plus facilement d’obtenir un CDI.

Enfin, nous comprenons la colère des usagers des TER. Le service s’est dégradé depuis cet été en raison de nouveaux horaires déconnectés des horaires de travail des usagers. Nous devons être plus exigeants avec la SNCF. Des familles sont désorganisées. Il faut agir dès à présent !

Face à cet accroissement très inquiétant des difficultés dans la gestion de la Région, nous demandons à la Majorité d’être à la hauteur des préoccupations des habitants et des élus de la Bretagne.