Session des 6, 7 & 8 février 2014 : Intervention de Françoise LOUARN sur les langues régionales

Session des 6, 7 & 8 février 2014 : Intervention de Françoise LOUARN sur les langues régionales

En session, la Conseillère régionale, Françoise LOUARN, a pointé la difficulté à obtenir des résultats probants quant aux actions du Conseil régional en faveur des langues de Bretagne.

"Le budget dédié à la langue bretonne est stable mais les actions restent les mêmes depuis, maintenant, de nombreuses années et ce sont les résultats de ces actions qui peinent à suivre.

 La question reste toujours : Que faire pour que les bretons, les maires responsables de leur écoles communales et les élus bretons s'y intéressent un peu plus au-delà des bonnes intentions; afin que notre langue régionale ne disparaisse pour de bon dans les cinquante années à venir ? Ce qui serait criminel.

 La formation et l'enseignement, priorités numéro 1 du Conseil régional, ne se développent pas comme ils auraient dû le faire. Ce sont pourtant des postes d'emploi, des emplois stables au pays !"

"Avant d'en arriver à la co-officialité intégrale, il y a des éléments très importants qu'il est nécessaire de consolider, grâce au fait justement que les langues régionales sont reconnues depuis 2008 dans la Constitution Française comme patrimoine de la République :

  • C'est de pouvoir répondre à la demande des parents qui souhaitent que leurs enfants soient enseignés en langue régionale. Cela suppose que vous vous entendiez avec les services de l'Education Nationale.
  • C'est aussi une entente obligatoire entre les communes pour les versements des dotations par élève inscrit dans une école bilingue voisine.
  • C'est enfin la volonté de pérennisation financière des écoles immersives (Diwan) en les finançant dès la première année au lieu de la cinquième comme actuellement.

Quand on a tous les pouvoirs: EN, Etat, CRB, CG, cela semble, tout de même, assez facile à mettre en place, il me semble.

Je terminerai mon propos en disant que, au-delà de lois et de chartes, l'avenir de la langue bretonne reste, et restera, entre les mains des bretons eux-mêmes.

Rien, ni personne n'empêche qui que ce soit, aujourd'hui, ce qui n'a pas toujours été le cas dans l'histoire, d'apprendre, d'enseigner, de parler et de s'exprimer en breton dans la vie quotidienne et, par évidence, de prouver que cette langue est bien vivante."

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