Session des 6, 7 & 8 février 2014 : Intervention de Hervé GUELOU sur l’agriculture

Session des 6, 7 & 8 février 2014 : Intervention de Hervé GUELOU sur l’agriculture

En session, le Conseiller régional, Hervé GUELOU, a rappelé l'enjeu du vote des 2 programmes agricoles pour assurer l'avenir de l'agriculture bretonne, notamment pour l'élevage et la filière avicole.

"Ce moment intense de vote du budget représente l’engagement de notre collectivité à répondre aux orientations qu’elle décide, mais aussi sa réactivité sur les événements qui constituent  son quotidien et son avenir.

Dans ces programmes 231 et 232 relatifs à l’économie agricole, nous devrions nous trouver au cœur de dispositifs qui nous sortiraient de la crise que nous connaissons pour notre principale économie régionale et dont, par conséquent, dépend beaucoup notre avenir."

"Bien des objectifs peuvent être intéressants dans ces programmes, notamment de modernisation et d’adaptation bien sûr, sans parler de Breizh bocage auquel nous souscrivons totalement, mais pour que cela fonctionne à l’endroit où ils seront les plus efficaces, cela passe par la confiance c’est-à-dire la capacité de se projeter, d’intéresser les financeurs.  Or il n’y a pas de visibilité, ce qui ne constitue pas un cadre serein pour construire un projet d’installation viable à 5 ans. La baisse des revenus, en particulier dans l’élevage, rappelle que la volatilité des prix et des charges est forte.

 La réforme de la PAC va impacter fortement l’avenir en se traduisant par un moins pour pratiquement l’ensemble et en particulier les éleveurs. Or ce sont ces éleveurs qui sont à même de redresser l’économie agricole et agroalimentaire pour une filière solide, pourvoyeuse d’emplois et assurant une compétitivité retrouvée à nos entreprises en faisant de l’aménagement du territoire pour tous et en particulier sur les territoires aujourd’hui repérés en perte d’attractivité. Les euros en direction de l’élevage sont 20 fois plus productifs pour l’emploi que ceux en direction des céréaliers.

 Lorsque les fondamentaux seront remis en place, alors nous pourrons parler d’optimisation et d’actions visant la performance des exploitations : aujourd’hui cela est hors sujet dans beaucoup d’exploitations menacées dans leur existence même. Et encore une fois je le dis sans vouloir polémiquer, mais en vous alertant sur le devoir de faire partager nos convictions pour faire de la Bretagne une terre d’avenir pour sa population active. C’est le devoir du politique au sens propre du terme, tout n’est pas affaire d’argent, il faut convaincre notre administration nationale, sans doute européenne, de notre volonté d’être acteur du redressement de notre pays par la voie agricole : celle-là même qu’Edgard PISANI sous l’égide du Général de GAULLE avait mis en œuvre pour faire de la France ce grand pays à l’échelle mondiale pour la création de biens alimentaires. C’est ici, en Bretagne, que nous avons les meilleures ressources pour y parvenir. Alors arrêtons d’avoir honte de pouvoir être les meilleurs et accompagner de manière efficace cette énergie disponible en rendant la liberté à ceux qui sont en mesure de nous sauver."

Lire l'intégralité de l'intervention