Bretagne Ensemble n°22, juin 2013

Moralisation : ni populisme ni clientélisme

La moralisation de la vie politique est à l’ordre du jour. On nous annonce la transparence sur la situation personnelle des élus. Plus importante est la manière dont ils exercent leur mandat. Depuis 2010, notre groupe propose des mesures pour aller vers plus transparence dans l’action du conseil régional.

Nous réclamons la publication d’un guide pratique des aides régionales. Il mettrait tous les Bretons à égalité en diffusant les conditions pour en bénéficier. Les socialistes esquivent.

Nous voulons délibérer en séance publique sur les modalités d’attribution des crédits de la Région. Refus : tout se déroule dans le huis clos de la commission permanente.

Nous revendiquons, comme au Parlement, la présidence de la commission des finances. Les socialistes qui concentrent tous les pouvoirs refusent de donner à l’opposition régionale ce légitime droit de contrôle.

Nous demandons la suppression des structures périphériques opaques et coûteuses. Les socialistes les multiplient préférant débattre entre eux plutôt qu’en séance publique

Quand, au sommet de l’Etat, on cherche à limiter le cumul des mandats, les socialistes bretons continuent d’accumuler les présidences d’organismes subventionnés.

Voilà pourtant quelques réformes simples, ne dépendant que des élus bretons. Que la majorité socialiste nous écoute et nous aurons agi pour les vertus civiques et la vitalité de la démocratie locale.