Moralisation: les socialistes esquivent nos questions

Moralisation: les socialistes esquivent nos questions

Lors de la session d’avril dans son discours de politique générale, évoquant la moralisation de la vie politique, Bernadette MALGORN a fait les suggestions suivantes.

« Quand nous réclamons un guide des aides, quand nous dénonçons la multiplication des structures périphériques, quand nous voulons délibérer en séance publique sur les modalités d’attribution des crédits de la Région et les conditions d’octroi des subventions, voilà une façon concrète de moraliser la vie publique régionale. Quand nous souhaitons être mieux associés à l’établissement des cahiers des charges des appels d’offres, c’est cela la moralisation de la gestion régionale. Quand nous vous avons demandé à plusieurs reprises la présidence de la commission des finances, et que nous nous sommes vu opposer un refus, voilà une avancée allant dans le sens de la transparence, pourtant vous nous l’avez refusée à deux reprises ».

Depuis trois ans, nous sommes habitués aux effets de manche et excès de langage de M. FERRAND, président du groupe socialiste au Conseil régional de Bretagne. Sans doute gêné par nos propositions concrètes, il a esquivé le sujet en accusant les élus de l’opposition de ne pas « être assidus aux réunions des commissions d’appels d’offres ». Ne pouvant laisser passer de tels propos insinuant que les élus de l’opposition ne travaillent pas, le groupe Droite & Centre de Bretagne, en guise de protestation a quitté l’hémicycle quelques instants.

Contrairement à ce qu’affirme le Président du groupe socialiste, vos élus d’opposition travaillent. Ils sont présents aux sessions plénières, aux commissions permanentes et aux commissions thématiques pour préparer les sessions. C’est dans ces instances que sont arrêtées les grandes orientations politiques de la région. C’est dans ces instances que les élus d'opposition interviennent sur les grands dossiers de la Bretagne. C’est dans ces instances que les élus de l’opposition sont aussi confrontés au sectarisme de la majorité socialiste : rejet systématique de tous nos amendements, absence de réponse à nos questions…

Quant aux commissions d’appels d’offres, instances de gestion engageant la seule responsabilité de l’exécutif, à chaque fois que les dossiers inscrits à l‘ordre du jour méritent  attention, Delphine DAVID se fait un devoir de représenter notre groupe à ces commissions.

A côté de cela il y a de nombreuses commissions d’appels d’offres où tout est ficelé d’avance, où il n’est pas possible d’intervenir sur le cahier des charges, auxquels les services juridiques de la région ne participent même pas toujours. Dans ce cas nous considérons que les élus de l’opposition ne sont pas là pour faire de la figuration et servir de caution à l’exécutif.

Quand l’on détient le pouvoir absolu comme le parti socialiste au Conseil régional, le premier devoir est le respect des élus de l’opposition.

Ensuite, quand ce pouvoir est exercé de manière absolue, on ne se fait pas l’accusateur public sur la façon dont l’opposition organise son travail.

Enfin, si l’on ne peut s’empêcher de donner des leçons de morale, il convient d’être soi-même irréprochable. Puisque le Président du groupe socialiste du Conseil régional apprécie les comptes d’apothicaire en voici un à son intention.  Avec huit interventions en commission, le député FERRAND est classé dans les 150 derniers de l’Assemblée Nationale et avec 35 présences en commission, il est très près du peloton de queue.

Le groupe Droite & Centre de Bretagne ne se fera pas dicter la loi. Même si cela dérange l’exécutif socialiste, il continuera de la manière qui lui semble la plus appropriée à défendre les grands dossiers qui engagent l’avenir de la Bretagne : l’emploi, la formation des jeunes, le développement des entreprises, le désenclavement de la pointe bretonne… Des chantiers prioritaires auxquels les socialistes sont pour le coup aux abonnés absents.